Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Jeudi 21 août 2008 à 12:12
Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui vient clôturer le processus de recrutement d’un Chef de Projet Commercial, que nous avions lancé, via Seesmic courant Juillet 2008.
Comme nous l’avions expliqué, notre objectif était, bien-sûr, d’intégrer le meilleur candidat possible pour le poste, mais également de comprendre dans quelle mesure Seesmic pouvait s’adapter à un recrutement, que ce soit pour notre usage ou celui de nos clients.
Nous avons appris ou confirmé des éléments très intéressants, et nous devrions publier courant Septembre 2008, une nouvelle vidéo en forme d’analyse de ce processus, avec ses avantages, ses défauts et surtout, son potentiel pour l’avenir.
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Lundi 21 juillet 2008 à 12:26
Chef de Projet Commercial (Réf. : CdPC)
Statut : CDI Lieu(x) : Neuilly-sur-Seine (92) Date : A partir du 1er Septembre 2008
Pour participer au lancement d’un de nos plus gros projets, Stonfield InWorld recherche un Chef de Projet Commercial, qui soit à la fois passionné d’Internet et qui porte un intérêt certain aux Univers Virtuels.
H/F - Travaillant au quotidien avec David et moi (Pierre-Olivier), vous serez en charge de commercialiser et de gérer les opérations d’une solution e-Commerce très innovante, en partenariat étroit avec une très grande entreprise, sponsor actif et impliqué de ce projet.Vous êtes un développeur commercial de talent et baignez dans l’industrie Internet depuis plusieurs années. Votre niveau de diplôme importe peu car ce sont surtout vos compétences commerciales et votre potentiel qui vous seront utiles. Sur le plan humain, vous devez être enthousiaste, entrepreneur, positif et curieux, avoir envie de rejoindre une équipe plutôt sympa et qui avance vite… Vous devez également être relativement autonome, car vous n’aurez pas de contre-maître derrière vous pour s’assurer que vous travaillez fort. Pourtant, il faudra travailler très fort ! Vous devez donc être un minimum adulte et responsable sur votre approche du travail.Idéalement, vous avez également envie de changer le monde. Vous aurez d’ailleurs l’occasion d’y contribuer un tout petit peu, en inventant avec nous une nouvelle façon de vendre en ligne. Ceci étant, ne vous enflammez pas trop, chez Stonfield InWorld, nous ne cherchons pas un remède universel contre le Cancer… Ce n’est que du business ! :-)Bien-sûr, il s’agit d’un projet e-Commerce innovant… donc vous devez disposer d’une large “culture Internet” y compris ce que les gens de marketing nomment le Web 2.0. Toutefois, il ne vous sera pas nécessaire d’être un spécialiste du e-Commerce, nous devons inventer notre propre approche et c’est mieux si vous n’êtes pas enfermé dans des usages standards.Vous devez avoir également une certaine connaissance des Univers Virtuels, ou au moins du principal d’entre eux : Second Life. Mieux encore, si vous connaissez également Open Sim mais que vous n’avez aucune idée de ce qu’était Le Deuxième Monde, vous pouvez postuler aussi. Il s’est passé tellement de choses depuis que ça ne devrait pas être un handicap
Je sais, comme d’habitude, nous recherchons une perle rare, un homme ou une femme quasiment introuvable, mais la recherche de l’excellence est une deuxième nature chez nous et ce projet mérite le meilleur !
Si vous souhaitez postuler, vous pouvez valoriser votre candidature sur le compte Seesmic de Stonfield InWorld, en nous envoyant une vidéo privée ou en faisant un reply sur la vidéo ci-dessus. C’est d’ailleurs la meilleure des façon de postuler. Toutefois, vous pouvez également nous contacter dans Second Life (PoCarles Carter ou Emmen Tal) ou envoyer votre candidature (CV, Email de motivation, URL de votre blog si vous en avez un et prétentions financières) à jobs@stonfield.com, à mon attention. Par contre, nous vous invitons à éviter de nous envoyer votre candidature par courrier postal, car, d’une part, il est peu probable qu’elle m’arrive au final et d’autre part, vous aurez sans doute contribué à sauver un arbre, ce qui n’est pas si mal, par les temps qui courrent.
Pourquoi vouloir ce poste ?
- Ce projet est une nouvelle aventure passionnante et créative pour Stonfield InWorld. En plus de nos services classiques, il n’y en a que 3 projets qui soient aussi stratégiques dans l’entreprise et vous porterez les opérations de celui-ci.
- On ne rejoint pas Stonfield InWorld pour l’argent, mais nous comprenons que vous ayez besoin de nourrir votre famille, même si vous n’en avez pas à charge. Vous aurez donc un fixe normal et un incentive très sympa sur le Chiffre d’Affaires qui vous permettront d’être rémunéré à la hauteur de votre travail et de votre talent. Combien pouvez-vous gagner ? Cela dépend en fait de la hauteur en question…
- Si vous avez des idées et que vous êtes créatif sur le plan commercial, vous pourrez vous exprimer. En fait, c’est même l’une des obligations du poste : vous DEVREZ vous exprimer. Toutefois, être créatif et avoir des idées, ce n’est pas faire n’importe quoi non plus… donc il va falloir un peu argumenter
- Si vous avez des idées et que vous êtes créatifs, vous allez pouvoir mettre tout cela au service de nos clients. La solution en elle-même est très innovante, mais chaque cas est différent. Se pencher sur de nouvelles problématiques et avoir une approche dédiée permet d’éloigner la routine et de stimuler le plaisir au travail !
- Vous êtes plutôt sympa. L’équipe de Stonfield InWorld est sympa aussi. Vous serez bien avec nous… souvent fatigué, mais bien !
- Nous sommes une société de conseil et nous travaillons sur un secteur technologique, mais notre vocation est de servir nos clients. Si vous n’avez pas le sens du service et des clients, ne postulez pas !
- On a beau avoir une culture “très Start-Up”, nous travaillons sur de vrais projets d’envergures pour de vrais clients d’envergure également. Avec le Crédit Agricole à nos cotés (C’est l’un des principaux actionnaires et investisseur de Stonfield InWorld), nous avons pleinement les moyens de nos ambitions !
- Vous êtes un peu jeune pour un tel job. Et alors ? Si vous êtes bons, vous ne serez que meilleurs après quelques années avec nous. Vous êtes un peu vieux pour intéresser une entreprise. Pas grave ! Si vous avez le profil, vous nous apporterez toute votre expérience. Nous voulons simplement travailler avec des personnes ayant le profil indiqué et un potentiel exceptionnel… Le reste est de la littérature.
- Vous serez bien, dans nos bureaux de Neuilly-sur-Seine (92). Ils ne sont pas très grands, mais assez jolis. En plus, il y a déjà quelques personnes de Stonfield Team Services, qui gagnent à être connus, sont commercialement très bons et connaissent tous les bons plans pour déjeuner. Si vous êtes malin et que vous leur payez quelques sushis, ils devraient pouvoir vous aider à trouver vos premiers clients. Surtout, il y a le Wifi et une machine à café.
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Mardi 8 juillet 2008 à 15:25
L’actualité chaude du jour, sur le marché des Mondes Virtuels, c’est clairement la toute dernière annonce faite conjointement par Linden Lab et IBM.
Ils viennent de réussir à téléporter des avatars depuis un Sim (une île) de Second Life vers un Sim d’OpenSim. Plusieurs avatars étaient du voyage et il semble que le “mouvement” soit relativement fluide. Les inventaires n’ont pas suivi, pas plus que le design des avatars en lui-même, mais qu’importe, cela a fonctionné.
Je vous invite à jeter un oeil à la vidéo ci-après, publiée par l’ineffable Torley Linden, dans le plus pur style Hollywoodien (et très lourd :-)), mais qui vous permettra de visualiser ce qui s’est réellement passé.
Pourquoi est-ce important ?
Chez Stonfield InWorld, nous vous expliquons chaque fois que nous en avons l’occasion que les Univers Virtuels sont l’équivalent du Web en 3D, qu’il y aura une convergence de ces deux formes de Web (2D et 3D) vers le navigateur et que l’ensemble cohabitera en fonction des usages qui s’y prêteront le mieux.
Mais un Internet 3D n’a aucun sens s’il n’est détenu ou contrôlé que par une seule société (en l’occurrence Linden Lab), pas plus que n’auraient de sens la cohabitation de divers mondes virtuels qui ne seraient pas interopérables. Imaginez-vous devoir vous identifier à nouveau et utiliser un avatar différent dans un environnement Web spécifique après avoir consulté la météo et avant d’aller lire ce passionnant blog qu’est celui de Stonfield InWorld ?!?
Pas très fluide, ni convivial… Encore moins productif !
Alors le fait, avec un même avatar, de pouvoir passer de Second Life à OpenSim en transparence est en soit une étape indispensable et majeure vers l’interopérabilité c’est à dire vers l’Internet 3D.
C’est d’autant plus vrai que Second Life est une technologie propriétaire dont le code source ne sera peut-être jamais diffusé alors qu’OpenSim est une rétro-conception de Second Life dont le code source est libre et ouvert. Vous pouvez donc depuis aujourd’hui, techniquement et de façon expérimentale, héberger vos propres îles sur vos propres servers et essayer d’attirer des résidents de Second Life par la qualité de ce que vous allez produire et proposer.
Je ne suis pas certain que ce soit réalisable aujourd’hui même :-), mais Linden Lab rendra publique l’Open Grid (qui est une sorte de bac à sable de l’interopérabilité), pour permettre aux développeurs que nous sommes aussi, de créer ce type de passerelle dès ce mois-ci.
Quand on sait à quel point les communautés qui se sont formées autour d’OpenSim sont actives et progressent vite (comme notamment la FrancoGrid), je pense que le deuxième semestre de cette année 2008 sera très chaud et que nous devrions voir sortir (et j’espère contribuer à certaines !) de nouvelles avancées très spectaculaires !
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Lundi 23 juin 2008 à 16:32
Ce n’est pas faute de le répéter, la majorité des usages des Mondes Virtuels sont encore à inventer. La méthode est simple, travailler ensemble avec les équipes de nos clients, eux apportant une forte compétence métier et nous, notre connaissance d’Internet et des Univers Virtuels.
C’est exactement ce que nous avons fait avec les équipes de Saint-Gobain Glass, dont nous annonçons aujourd’hui l’arrivée dans Second Life.
S’implanter est une chose, mais pour y faire quoi ?
L’idée est très simple : Saint-Gobain Glass est le leader mondial de la production de vitrages, dont certains sont hautement technologiques. Ses produits sont très complexes à présenter et leur valeur ajoutée pas toujours évidente à expliquer, car ils sont en général… transparents !
Or, dans un univers virtuel tel que Second Life, il est possible de mettre en scène les usages d’un produit pour mieux en expliquer les caractéristiques. C’est exactement ce que vous pourrez retrouver dans le show-room de l’implantation de Saint-Gobain Glass dans Second Life.
Au delà de cette présentation de produits, l’implantation de Saint-Gobain Glass dans Second Life poursuit un autre but bien plus ambitieux : Beaucoup des vitrages proposés par le géant mondial apportent des bénéfices extraordinaires en matière de réduction de la consommation d’énergie et de protection de l’environnement. Encore une fois, c’est bien de haute technologie dont nous parlons.
Saint-Gobain Glass a souhaité utiliser les capacités extraordinaires de Second Life en matière de travail collaboratif pour amener ses experts à échanger avec une sélection de résidents ayant une très forte sensibilité aux problématiques liées à l’Environnement. Le principe est de leur présenter les caractéristiques des produits existant pour évangéliser sur ce qui est déjà faisable, mais également de recueillir leurs critiques, leurs idées ou leurs commentaires et concevoir ainsi avec eux les produits de demain, en relation avec les départements Recherche & Développement du groupe.
Une première conférence aura lieu ce mercredi à 21:00 dans l’amphithéâtre Second Life de Saint Gobain Glass. Celle-ci, sur invitation uniquement, portera sur le thème : “Plus de Verre, Moins d’Energie”
« La conférence de Saint-Gobain Glass sur Second Life propose d’expliquer comment les vitrages à Isolation Thermique Renforcée et de Contrôle Solaire participent à la réduction de la consommation d’énergie des bâtiments, comment ils fonctionnent et quels sont les nouveaux reflexes en termes de vitrages.
Cette conférence sera également l’occasion d’ouvrir un débat avec les résidents de Second Life sur ce que les vitrages de Saint-Gobain Glass pourront apporter sur ce thème dans les années à venir »
Cette implantation n’est que la toute première étape d’une série d’actions, qui prendront forme dès le mois de Septembre, avec notamment une “application” très ludique qui mêlera réalité virtuelle et physique et lancera une action d’envergure très concrète en matière de protection de l’Environnement. Nous vous en dirons un peu plus à la rentrée
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Lundi 9 juin 2008 à 15:09
Il est toujours agréable de recevoir un prix pour une réalisation produite pour un de nos clients.
Cette fois, l’équipe de Stonfield InWorld est à la fois très fière et honorée, puisque ce n’est pas un mais deux prix qui nous ont été remis la semaine dernière à l’occasion d’Intraverse 2008.
Dans la catégorie Grands Comptes, ce sont nos travaux avec le Crédit Agricole qui ont été primés, pour l’ensemble des projets que nous portons avec celle qui est sans doute la banque la plus active et innovante dans les Mondes Virtuels.
Pour la catégorie Education, nous avons reçu, avec Telecom Bretagne, le premier prix du concours… et c’est une magnifique nouvelle pour Stonfield InWorld car nous faisons de gros efforts pour explorer de nouvelles pistes en matière de e-Learning et d’apprentissage.
Le projet était de reproduire le campus de Telecom Bretagne à l’identique, pour mieux informer les admissibles (candidats à l’entrée) sur ce que propose l’école, mais aussi pour donner à la fois aux étudiants et au corps enseignant une infrastructure propice à déployer de nouvelles façons de collaborer et d’apprendre. L’île de l’ENST Bretagne est ainsi devenu un lieu de réunion et d’échanges, mais également un support pour maintenir le lien avec élèves et anciens, qui pour certains travaillent maintenant de l’autre coté de la planète. L’esprit de corps et la culture de cette grande école s’en trouvent ainsi renforcés.
Un grand merci à l’équipe de Telecom Bretagne de nous avoir accordé leur confiance sur un projet aussi innovant à une époque où les Univers Virtuels étaient moins matures sur les usages de ce type.
Nous remercions également chaleureusement les 2 jurys d’Intraverse 2008 qui ont décidé de récompenser ces dossiers. Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’occasion d’être distingués par un aréopage de professionnels aussi prestigieux.
Ecrit par Pierre-Olivier Carles le Jeudi 5 juin 2008 à 19:26
Au risque de nous répéter, les Mondes Virtuels sont un terrain extraordinaire en matière d’e-Learning.
Là où le web et sa 2D passive apporte un début de solution complémentaire à la Formation traditionnelle, les Univers Virtuels apportent une réponse bien plus puissante.
Cela tient principalement sur deux caractères forts :
- La 3D donne du sens et ouvre des opportunités pédagogiques inédites à ce niveau de coût,
- Le caractère présentiel d’un Univers Virtuel fait passer la formation du libre-service à l’assistance forte : il y a un être humain derrière l’avatar et les apprenants…
Au delà de nos travaux de recherche sur le sujet, nous avons déjà mené plusieurs projets de formation dans les Univers Virtuels, certains de grande envergure comme l’Immersive Training Center du Crédit Agricole, et d’autres plus modestes dans leurs ambitions mais tout aussi innovants.
Ce que nous avons appris, en élaborant ces projets n’est pas simplement encourageant ; c’est tout simplement révolutionnaire. Nous avons l’extraordinaire sensation de découvrir tout un univers de possibilités nouvelles !
Je vais essayer de vous expliquer ce qui nous rend si enthousiaste, en commençant par un aveu de faiblesse.
Lorsque nous avons commencé à nous pencher sur le sujet, nous avons d’abord cherchéà améliorer l’approche et la valeur ajoutée des solutions de e-Learning disponibles sur le marché en proposant une alternative bien plus puissante, tout en étant persuadé que l’on aurait du mal à égaler voir remplacer ce bon vieux cours dispensé par un formateur, en présence de ses 8 stagiaires, dans un beau centre de formation avec vue sur le parc.
C’était faux !
En effet, en déployant les premiers projets, nous avons du inventer une nouvelle façon de former à distance, pour coller aux besoins de nos clients, mais également à leur culture et leur niveau d’équipement technologique.
Paradoxalement, nous avons décliné nos méthodes de ce qui se fait dans une formation physique d’une part (je n’ose pas dire réelle, car les formations dans les Univers Virtuels sont intangibles, mais n’ont pas grand chose de virtuel) et des Best Practices en matière d’e-Learning sur le Web. Ce n’était pas la meilleure approche, nous le savons aujourd’hui, mais c’était la plus pragmatique. En effet, l’objectif quand vous donnez un cours dans un monde virtuel n’est pas de réaliser une performance technologique mais bien de passer et d’ancrer des messages.
Nous avons donc reproduit ce qui existe dans la réalité physique à savoir des salles de cours équipées de chaises et de bureaux, d’un pupitre, de tableaux blancs interactifs, de diffuseurs de slides, de vidéo et d’audio… Nous avons également recréé les fameux “Coffee Breaks” à l’extérieur des salles de cours ou de conférence, ajoutant ainsi des zones de convivialité à ces dispositifs.
Pourtant, cela n’a aucun sens !
Un avatar n’a pas besoin de s’asseoir dans une salle, de prendre un café ou d’utiliser un bureau. Il n’a d’ailleurs pas besoin de salle non plus ! Il n’est que votre représentation numérique dans un univers virtuel, comme votre adresse email peut l’être pour votre messagerie.
Mais nous reproduisons la réalité pour donner des repères familiers à la fois au formateur et aux apprenants, car l’idée est de ne pas désorienter chaque participant pour l’aider à se concentrer sur l’essentiel : la diffusion du message et l’ancrage de celui-ci.
La pause café, par exemple, sera le moment où chacun pourra aller voir le formateur pour lui poser une question qu’il juge trop spécifique ou personnelle pour l’avoir posé durant la session. Si vous ne créez pas ce dispositif, la question ne viendra pas. Pourtant, elle fait souvent partie intégrante de la formation dans son ensemble.
Cependant, nous pourrions aller beaucoup plus loin dans la méthode… et surtout, faire bien mieux que ce que nous pouvons faire dans la réalité physique !
Voici 3 exemples de ce que nous apportent les univers virtuels en matière de formation à distance, qui ne serait pas possible autrement, y compris dans la vie physique.
1- Utiliser la 3D à des fins pédagogiques
Un Univers Virtuel comme Second Life (ou sa rétro-conception OpenSim) propose une représentation de la réalité en 3 dimensions.
Imaginons (et c’est un cas réel, pas de la prospective) que nous souhaitions former des opérateurs à l’utilisation d’une machine outil unique au monde. Nous devons aujourd’hui attendre que le constructeur réalise la machine, l’achemine à l’usine, l’installe et la mette en service, avant de pouvoir commencer à former les ouvriers qui travailleront ensuite dessus. Cette formation, de quelques jours à quelques semaines, est une lourde perte pour l’entreprise qui doit commencer à produire au plus tôt pour rentabiliser son investissement.
Nous pouvons recréer aujourd’hui la même machine outil dans Second Life ou sur un server OpenSim, dans un environnement fermé au public et sécurisé, sur la base des plans réels reproduits à l’échelle (en général, pour faciliter l’utilisation par des avatars, on utilise une échelle de 1,3 ou 1,4) et en développant les scripts qui feront que la machine se comportera exactement comme celle qui sera livrée quelques semaines plus tard.
Ainsi, nous pouvons commencer les sessions de formations dans Second Life avant même que la machine ne soit terminée et livrée, avant de compléter et terminer le cursus sur la machine réelle une fois celle-ci installée.
2- Corriger en temps réel la qualité du cours dispensé
Ceux qui ont déjà donné des cours ou simplement réalisé des interventions publiques vont comprendre tout de suite l’importance de ce point. Enormément d’apprenants n’osent pas interrompre un formateur ni même poser des questions à l’invitation de celui-ci. Les raisons, souvent mauvaises, sont multiples, allant de la timidité à la peur de passer pour un idiot.
Bien-sûr, le “body language” est un indicateur précieux pour les formateurs expérimentés, mais il est loin d’être infaillible.
Lors d’une formation dans un univers virtuel, il n’y a que peu de signes physiques d’un désintérêt (mais il y en a tout de même quelques uns) mais ce défaut est très largement compensé par la protection que représente l’écran de l’ordinateur. Même s’il n’y a pas d’anonymat pour autant, une personne timide se sentira plus à l’aise pour poser une question ou pour marquer son manque de compréhension, car la distance que donne l’avatar devient alors un formidable atout de prise de confiance. Le formateur va ainsi avoir un meilleur retour de sa capacité à passer le message qu’en présence physique des mêmes stagiaires.
Mais on peut faire beaucoup mieux que cela. Imaginons une minute que les mêmes stagiaires soient à présent habitués à l’usage des mondes virtuels. Plus besoin de recréer une pièce singeant une salle de formation, car les apprenants ont maintenant fabriqué de nouveaux repères. Nous allons dispenser ce cours dans une salle, sans mobilier, dont le sol sera peint en vert du coté droit et en rouge du coté gauche, les couleurs évoluant en dégradé d’un coté à l’autre. Vous invitez alors les apprenants à bouger leur avatar au fur et à mesure du cours, dans la zone rouge s’ils ont du mal à comprendre et dans la zone verte s’ils sont à l’aise à avec le cours dispensé.
Le formateur dispose alors d’un véritable baromètre en temps réel de la qualité de sa pédagogie, et peut alors l’adapter en temps réel si nécessaire. Si, par exemple, l’écrasante majorité des stagiaire est dans la zone rouge, cela signifie que ses messages ne passent pas du tout et qu’il doit immédiatement changer sa façon de communiquer. Dans la vie physique, il serait bien trop perturbant sur le plan émotionnel et de la concentration de demander à même chose aux stagiaires, alors que dans un monde virtuel, il suffit de deux doigts sur les flèches du clavier pour obtenir le même résultat.
3- Ancrage et piqûre de rappel
Dans la majorité des cas, il est extrêmement utile pour ne pas dire indispensable, de faire ce que l’on appelle une piqûre de rappel. Il s’agit en fait d’une session allant de 2 heures à une journée, réalisée quelques temps après la formation proprement dite et destinées à ancrer profondément l’apprentissage chez le stagiaire.
En général, le centre de formation et le lieu de travail du stagiaire n’étant pas sur le même lieu ou dans la même ville (voir dans le même pays !), ce rappel n’est pas fait, sacrifié sur l’autel de la réduction des coûts ou pour éviter un effort logistique jugé trop important pr rapport au bénéfice retiré.
Cette session de deux heures, dans un monde virtuel ne va rien coûter de plus et prendre vraiment… deux heures. Elle peut même être réalisée hors du bureau, pour les collaborateurs qui sont très souvent en déplacement. Il devient donc tellement simple de l’organiser et de la suivre, que ce rappel retrouve toute son efficacité en matière d’ancrage.
Nous pourrions évoquer pendant des heures les avantages qu’une entreprise peut avoir à déployer un plan de formation dans un monde virtuel, car nous devons encore avoir quelques dizaines d’exemples. Je ne nie pas non plus un certain nombre d’inconvénients, le principal étant le fait d’amorcer la pompe pour apprendre aux collaborateurs à travailler avec et dans un monde virtuel. Pourtant, c’est bien le sens de l’histoire et je crois qu’il est vital pour une entreprise d’y préparer ses équipes.
Si vous avez lu cette longue note jusqu’au bout (Bravo), nous aimerions surtout que vous reteniez deux choses :
- Faire de la formation dans Second Life n’est pas un simple palliatif, mais une véritable alternative à très forte valeur ajoutée.
- Le caractère présentiel d’un Univers Virtuel fait que le formateur est à nouveau au centre du dispositif… et on n’a pas encore trouvé mieux qu’un formateur pour former
Ecrit par David Castéra le Mercredi 7 mai 2008 à 18:12
Nous y sommes…. L’ami Matthew est sur le pont dès ce soir pour la 6ième édition du festival du film d’Oloron. Je vous laisse le soin de découvrir cet événement qui est désormais un grand classique en allant faire un tour sur le site officiel.
Pour la deuxième année consécutive le festival sera retransmis en direct dans Second Life, en voici le programme officiel :
Mais cette année, figurent au programme deux grandes nouveautés qui concernent les résidents de Second Life.
La première est le Speed Filming, il s’agit d’un concours consistant à réaliser un film en un temps limité sur un sujet tiré au sort. Ce n’est pas la première fois que le speed filming est organisé mais cette année les Machinimas seront les bienvenus. Alors rendez vous jeudi soir pour le tirage au sort du sujet.. celui ci sera affiché sur l’île du festival : http://slurl.com/secondlife/Ebeoplex/175/135/22
La deuxième nouveauté est l’intégration dans le jury du festival de deux illustres résidents de Second Life. Ils participeront aux délibérations en compagnie du jury IRL. Mais je devine votre impatience de savoir qui seront nos joyeux lurrons… je vous le donne en mille… si je vous dis qu’ils ont pris quelques couleurs orangées ces derniers mois…
Vous avez deviné, il s’agit bien des deux compères d’Extralab, Dan Benzakein (Yesterday Demain in SL) et Nicolas Barrial (Nick Rhodes) qui ont eu la gentillesse de se prêter au jeu.
Pour ma part je serai présent IRL et inworld en particulier lors de la soirée de samedi. Venez nombreux, le travail effectué par Isa et de Matt est colossal pour faire vivre cet événement.